Des artistes à l'honneur

Marguerite Durand


Marguerite Durand est née le 24 janvier 1864. C’est une femme avec de multiples visages : elle a été journaliste, actrice, femme politique et une féministe française. Cette femme montra qu’elle pouvait se débrouiller sans l’aide des hommes en fondant seule le journal « la Fronde ». Marguerite est une femme très impliquée dans le domaine artistique : en 1879, elle entre au conservatoire de Paris. L’année suivant son arrivée, elle obtiendra le 1 er prix de comédie. Puis en 1881, elle entre à la Comédie Française. Pendant son séjour « au Français » (qui dura 7 ans), Marguerite se spécialisera dans certains rôles d’ingénue et de jeune première. Elle quitte la scène en 1888 pour se marier avec l’avocat George Laguerre, député boulangiste (= le boulangisme est un mouvement politique du XIX ème siècle qui dura de 1885 à1889 menaçant la 3 ème République). Grâce à son mari, elle côtoya le milieu de la politique ce qui l’incite au journalisme et donc à publier ses premiers articles dans le journal « La presse». Après la chute du mouvement boulangiste, elle divorce de son mari et se tourne vers la presse en entrant dans le Figaro en mai 1895 avec sa propre rubrique qui s’appelait « Courrier ».

 

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Suzanne Valadon

Marie-Clémence Valadon, connue sous le nom de Suzanne Valadon, est une artiste peintre française née le 23 septembre 1865 à Bessines sur Gartempe. Elle est décédée le 7 avril 1938, à Paris. Elle habitait dans un quartier de Montmartre avec sa mère puis avec son fils Maurice Utrillo qui est né en 1883. Après la naissance de celui-ci, elle commence à peindre des paysages, des natures mortes et des portraits. En 1894, c’est la première femme qui a été accepté à la Société nationale des beaux-arts. Ses œuvres sont conservées à Paris, à New-York et à Lyon.

 

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L’atelier de Suzanne Valadon se situe à Paris, à Montmartre plus précisément dans la rue Cretot. Son atelier a été reconstitué pour pouvoir le visiter. C’est devenu maintenant un musée.  Elle a habité dans une maison non loin de son atelier avec son premier mari qui était Paul Maurice jusqu’en 1905. Puis, lors de leur séparation, elle est venue vivre dans son atelier avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon André Utter. Son fils, son mari et elle-même sont rapidement surnommés le trio infernal grâce à leurs peintures.

 

Jane Avril

Jane Avril, du vrai nom de Jeanne Louise Beaudon, est une des plus grande danseuse du Moulin Rouge. Née le 9 juin 1868, celle-ci a vécu une enfance difficile, entre maltraitance et hospitalisation ce n'était pas une petite fille très heureuse. Elle en vient à vouloir se suicider très jeune puis est recueillie par des prostituées qui lui font découvrir le Paris nocturne, c'est grâce à ces dernières qu'elle va se découvrir une passion pour la danse et en faire son métier. 

Nous pouvions entendre le surnom de « Jane la Folle » ou de « Mélinite » en raison de sa fragilité nerveuse. Lorsqu'elle rencontra Charles Zidler, elle réussit à rentrer au Moulin Rouge sous sa protection. Le rouge qui était sa couleur favorite, fut la couleur de ses dessous, elle seule les portait, les autres danseuses portaient du blanc. La tradition de la soliste de revue habillée d'une robe rouge vient de cette exigence de Jane Avril. Elle continua sa carrière dans différents endroits comme aux Décadents, au Divan japonais, à l'Eldorado ou bien encore aux Folies Bergère où elle triompha avec son ballet de l'Arc-en-ciel. Nous disions qu'elle dansait avec élégance, grâce, pudeur et sans vulgarité au contraire des autres danseuses. 

Au début du XXe siècle, elle exporta le french cancan dans les principales capitales européennes auquel elle est beaucoup référencée. Elle dansa jusqu'au bout de sa vie, à l'âge de 64 ans elle fit sa dernière danse avec l'acteur Max Dearly et mourra le 17 janvier 1943, à l'âge de 74 ans. 

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